Quelques définitions
La phytothérapie désigne la connaissance et l'utilisation des propriétés thérapeutiques des plantes.
Aujourd'hui, son efficacité est prouvée, et son utilisation quoique encore confidentielle et anecdotique est en pleine croissance.
La phytothérapie utilise les principes actifs de micronutriments présents dans une plante, si possible en veillant à utiliser le totum de la plante qui en potentialise l’action.
La nutrithérapie : la nutrithérapie utilise des dosages beaucoup plus importants en micronutriments et mobilise, en particulier pour ses complexes, les principes actifs de plusieurs plantes.
La nutrithérapie est une discipline issue de la médecine orthomoléculaire (Cf. Dr Pauling « l’inventeur » de la vitamine C) qui fit les premières études sur les micronutriments, en utilisant à chaque fois une seule molécule. Ainsi elle traitait le rachitisme avec la vitamine D, l’anémie avec le fer…
A l’origine : l’oxydation de l’organisme
L’organisme humain, au même titre qu’une pomme coupée en deux ou un morceau de fer, s’oxyde. L’oxydation, c’est le vieillissement accéléré de la cellule sous l’effet des radicaux libres, qui sont, en quelque sorte, les déchets de l’organisme.
Il existe des systèmes enzymatiques dans l’organisme pour se protéger de cette oxydation. D’autre part, l’alimentation comporte de nombreux éléments à effet anti-radicalaire ou anti-oxydant, comme les fruits et légumes.
Certains nutriments ont des vertus anti-radicalaires. Par exemple, le béta-carotène est très efficace contre le cancer du poumon … mais des études ont montré qu’administré directement, il augmentait le taux de cancers. On touchait les limites de l’approche orthomoléculaire, qui ne s’intéressait qu’à une molécule à la fois, sans prendre en compte le contexte originel du nutriment. Or justement, un nutriment n’est jamais seul dans la nature, il n’agit jamais seul. D’où la nécessité de complexes nutrithérapiques : la nutrithérapie était née.
Les bases de la nutrithérapie
Ainsi la nutrithérapie travaille sur les synergies de nutriments. En effet, certains éléments se potentialisent entre eux, quand d’autres ne sont pas compatibles. Par ailleurs, la nutrithérapie travaille avec des doses élevées de micronutriments (supérieures à celles présentes dans les plantes) et, en fonction des dosages, certains éléments ne sont pas compatibles.
La première attention des laboratoires doit donc être de veiller à cette loi de compatibilité/incompatibilité.
Ensuite, la nutrithérapie utilise des matières premières naturelles, et non des molécules de synthèse comme dans les médicaments, qui sont des produits vivants et nécessitent un suivi particulier de qualité.
Toutes ces bases doivent se retrouver dans la formule d’un complexe nutrithérapique, appuyées sur des bilans et études.
Il existe en France trois marchés du complément alimentaire (environ 800 millions d’euros/an) :
Quelques exemples
Il y a de nombreuses incompatibilités à éviter.
Exemple : le fer avec la vitamine C ou E, dans ces cas le fer devient pro-oxydant. En effet, la vitamine C favorise l’absorption du fer mais uniquement au niveau alimentaire, par exemple du chou-fleur (vit C) avec du boudin (fer) : là, la vitamine C et le fer ne sont jamais en contact direct car chacun est chélaté par de nombreuses autres molécules.Quand on a de la vitamine C et du fer uniquement, cela crée la réaction de Fenton, un radical libre, l’hydroxyle, parmi les plus virulents qui existent, qui soumet la cellule à une agression répétée.
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