HYDROTHERAPIE DU COLON
« Un sage, c’est une personne dont l'intestin fonctionne bien ».
(Bouddha)
De tout temps, le lavage du gros intestin a été préconisé comme simple mesure d'hygiène, comme méthode thérapeutique, ou comme moyen de purification intérieure.
Ce fut le cas en particulier pour les civilisations antiques de l'Egypte, de la Mésopotamie, de la Grèce, la Chine, l'Inde, et des Amérindiens. Hippocrate (460-377 av. J.-C.) a décrit la manière de faire des lavages du côlon et a indiqué quels types de plantes y ajouter, en fonction des pathologies. Tout le monde sait qu'au Moyen Âge, le lavement était la pierre angulaire de la plupart des prescriptions. Au XVI siècle, Ambroise Paré, le premier, décrit précisément l'irrigation du côlon et la distingue du simple lavement. Au début du XXe siècle, le médecin nutritionniste, Kellog (USA), publie une approche très explicite de l'hydrothérapie du côlon, tandis que le Dr Brosh (Allemagne) met au point l'« entero-cleaner », ancêtre des appareils actuels.
Enfin, pour le Dr Kousmine, l'irrigation colonique constitue l'une des bases indispensables de son protocole thérapeutique des maladies dégénératives.
Comment se déroule une séance d'irrigation colonique ?
La première séance d'irrigation colonique est toujours précédée d'un entretien au cours duquel le praticien présente la méthode et en décrit le déroulement en détail. Un questionnaire de l'état de santé physique et morale du patient est nécessaire et il faut souligner qu'un grand climat de confiance doit rapidement s'installer vis-à-vis du praticien, car l'aspect émotionnel est une composante importante dans le traitement. En effet, il faut savoir que le nettoyage intestinal entraîne un nettoyage psychique pouvant remettre à jour d'anciennes mémoires émotionnelles enfouies, d'où la nécessité d'une assistance bienveillante.
Remarquons en passant la similitude de forme intestins-cerveau (« boyaux de la tête », comme dit un ami médecin).
Pour une meilleure efficacité du traitement, le côlon doit être préparé :
Pendant les quelques jours précédents, prendre des repas légers en évitant de consommer toutes crudités (salades, fruits, légumes crus) et tous produits animaux (viandes, oissons).
Donc, ne consommer que des céréales complètes, des légumes cuits et des fruits cuits.
On peut faire aussi une cure de psyllium pour aider au décollement des matières. Venons-en à la séance proprement dite : le patient est allongé confortablement sur le dos. Une canule stérile (à usage unique) qui, à la fois, amène l'eau pure et évacue l'eau chargée de matières est introduite au niveau rectal. L'irrigation commence à 37° puis l'opérateur peut faire varier cette température entre 25 et 41° afin d'effectuer un travail personnalisé en fonction de chaque patient. Un indispensable massage du ventre est effectué afin de permettre la relaxation du patient, le décollement des résidus fécaux, l'accroissement de l'irrigation sanguine et la stimulation du péristaltisme.
L'irrigation peut être effectuée avec :
de l'eau douce filtrée,
de l'eau salée (sauf en cas d'hypertension),
du plasma marin isotonique (qui évite des pertes en électrolytes du fait de sa similitude avec le plasma sanguin),
diverses solutions d'apports nutritionnels.
Un tube transparent éclairé permet de voir et juger des déchets qui sortent de l'intestin. Il n'y a ni odeur, ni désagrément d'aucune sorte. La durée de la séance est de 45 minutes.
Fréquence des traitements
En conditions standard, lorsqu'il s'agit d'une grande première, il faut envisager 3 séances espacées de 10 à 15 jours.
Ensuite, c'est du cas par cas. En traitement préventif, une séance à chaque changement de saison est idéale.
Michel Dogna "Prenez en main votre santé" tome 1
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